Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ! Aussi à la lecture de cette délibération, nous nous sommes dit, plutôt que de critiquer une nouvelle fois la politique antisociale que vous menez, nous préférerions vous expliquer comment, si nous étions en responsabilité, nous gèrerions ce dossier et les principes qui guideraient notre gestion municipale :
Tout d’abord, nous appliquerions un principe d’égalité : De la maternelle à la fin du primaire, nous proposerions la généralisation des services périscolaires sur toutes des écoles de la ville et ce, dès le premier enfant inscrit. On ne peut pas, en effet, comme certains, se désoler et regretter en « commission éducation », du manque d’attractivité de certaines écoles (comme par exemple l’école Fritsch) et déplorer le trop plein d’autres(Prévert notamment), si parallèlement on ne met pas en place les services qui facilitent la vie de tous les élèves et de leurs parents. Cette généralisation permettrait non seulement de mieux gérer la carte scolaire et la répartition des élèves sur la ville mais aussi de favoriser une plus grande mixité dans les écoles. Il est clair que vous considérez ces services comme facultatifs. Nous les considérons comme intrinsèquement liés à un service public d’éducation digne de ce nom. Vous les subissez comme une charge financière, nous les considérons comme une des priorités de la politique municipale que nous mènerions.
Ensuite, nous appliquerions un principe de solidarité : Voilà un mot important dont il me semble nécessaire de vous préciser sa définition : une démarche humaniste de personnes qui choisissent ou ressentent une obligation morale d'assister d’autres personnes.
Ainsi, nous mettrions en place des tarifs socialement équitables, c’est à dire qui prennent en compte non seulement le revenu des familles mais aussi le nombre d’enfants d’une même famille qui s’y inscrivent. En agissant ainsi, nous serions d‘ailleurs en totale conformité avec les recommandations du Ministère de l’Education Nationale (je vous renvoie ici au site du ministère qui précise en matière de restauration scolaire dans le premier degré que «la participation financière des familles est fixée par la commune sur la base du quotient familial » novembre 2008). L’application du quotient familial est d‘ailleurs pratiquée par presque toutes les municipalités mosellanes de taille comparable (
cf. le tableau que nous avons élaboré ). Or, en mettant en place des tarifs uniques (ceux que vous nous proposez sont parmi les plus élevés des tarifs pratiqués) et en renvoyant les personnes en difficultés vers les services sociaux, vous pratiquez la charité municipale, pratique qui consiste à offrir de l'argent, un service, etc… à une personne dans le besoin. Ce mode d’intervention sociale est non seulement dépassé mais très certainement inefficace : combien sont celles et ceux qui, par amour propre, par fierté, refusent d’aller exposer leurs difficultés à des étrangers ?
Ainsi, la mise en place de cette nouvelle logique financière et sociale conjuguée à d’autres arbitrages budgétaires nous permettraient non seulement de financer ces services périscolaires de façon plus efficaces en augmentant la part d’autofinancement mais d’être aussi et surtout véritablement utile à nos concitoyens. Par ailleurs, financer une compagnie locale de bus, financer la confection de repas par une société locale voire les réaliser en régie directe, employer des animateurs sous statut public plutôt que des contrats précaires, cela participe également à l’activité économique et au financement d’emplois durables, non délocalisables et utiles. Voilà quelle serait notre gestion municipale !
En clair, nous préférons investir dans le bien-être et l’avenir de nos enfants que dans l’éphémère du fleurissement urbain.