Articles de avril 2009

mercredi 29 avril 2009

Une ville aux côtés des parents... Thionville !

Belle initiative qu'a prise l'office du tourisme de Thionville en mettant en place une aide aux parents pour trouver une baby-sitter (voir article joint). Rappelons que pendant la campagne municipale, nous proposions une mesure comparable. Thionville nous démontre qu'elle est parfaitement gérable ! Un exemple à suivre...

Pour rappel voici notre proposition durant la campagne municipale :
"Comme il existe déjà, une liste communale des assistantes maternelles agrées, nous mettrons en place une liste des personnes susceptibles de faire du baby-sitting sur le territoire de la commune. Nous développerons avec les partenaires concernés (inspection du travail, PMI, etc…) une réelle information des employeurs et des employés des règles en la matière dans un souci de sécurisation des pratiques."

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Petite enfance : conditions d'acceuil en recul ? Signez et faites signer la pétition

Alors que le projet de crèche à Yutz semble enfin se concrétiser (il s'agit s'agit là d'une promesse de M. WEITEN datant de la campagne municpal de 2001, 40 places dont on peut déja estimer qu'elles seront certainement insuffisantes pour faire face à la demande sur la communauté), une campagne nationale unitaire vient d'être lancée à l'appel des professionnels de la petite enfance et de l'éducation . En effet, suite aux décisions gouvernementales en la matière, les acteurs de la petite enfance veulent alerter l'opinion des risques de dégradations des conditions d'accueil des jeunes enfants.

En tant qu'élu(e)s locaux, professionnels de l'éducation mais plus encore en tant que parents et grands-parents,nous pensons qu'il est plus que jamais nécessaire de relayer ces inquiétudes et demander au gouvernement de modifier ces intentions en la matière.

Signez et faites signer la pétition !

mardi 28 avril 2009

Le conseil par le menu (R.L.)

Extension de la cour de l’école Charles-Péguy, travaux d’étanchéité à la station de décarbonatation, distribution de subventions aux associations sont les principaux points évoqués lors du dernier conseil municipal.

Crispation… extension

Ah, les tarifs du foncier à Yutz ! On les sait dans le haut du panier depuis longtemps et à leur simple évocation, le conseil municipal s’emballe souvent. Ce fut le cas lors de la dernière réunion alors qu’était proposé d’acquérir une parcelle de 550 m2 au 84, avenue des Nations, pour un montant de 100 000€. «Relativement cher », selon le conseiller d’opposition Yannick Williot qui aurait préféré que «l’on trouve un terrain d’entente avec le vendeur qui soit plus favorable à la commune ». Certes, sauf que la municipalité négocie «depuis trois ans » pour obtenir un peu d’espace à cet endroit précis afin d’agrandir la cour de l’école élémentaire Charles-Péguy. «Sans cela, nous n’aurions pas acheté », a insisté le maire tout en expliquant que les tarifs étaient les tarifs et que «si nous n’avions pas engagé une négociation, il y aurait eu un immeuble à la place de ce terrain. Les plans existaient, le propriétaire nous les a montrés ». A l’attention de l’opposition : «Vous trouvez le prix anormal ? Vous avez raison mais nous agissons ici pour faire une opération d’aménagement. Il n’y a pas de spéculation foncière derrière ». L’opposition a voté contre. L’extension de la cour de l’école se fera quand même dans les mois à venir.

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Qu’est-ce que vous dites ? (R.L.)

Un maire est resté «zen» face à une opposition taxant sa politique «d’antisociale». Il n’a suffi que d’un seul petit point au dernier conseil municipal pour en arriver là…

Patrick Weiten et Yannick Williot se comprendront-ils un jour ? Visiblement, il ne faut pas trop y compter. Illustration en a été faite une fois de plus mercredi soir, lors du dernier conseil municipal. Où maire et conseiller d’opposition se sont poliment mais fermement écharpés sur les tarifs des transports scolaires, de la restauration scolaire et de l’accueil périscolaire (lire plus loin).

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vendredi 24 avril 2009

Affichage et démocratie : encore des progrès à faire à Yutz !

Conformément au règlement intérieur de notre assemblée municipale, nous avions soumis lors du dernier conseil municipal une question diverse relatif à l'affichage public sur la ville de Yutz.

En effet, alors que le taux d'abstention était relativement élevé (44 %)lors des dernières élections muncipales, alors que le taux de participation pour les prochaines élections européennes s'annonce faible, il nous a semblé important d'interpeller le maire sur les moyens qu'il comptait mettre en oeuvre pour améliorer la citoyenneté et le débat public. Nous lui demandions notamment s'il comptait mettre en place des panneaux d'affichage d'expression libre afin de favoriser l'affichage politique ou associatif sur la ville.

En fin de conseil, la réponse du maire a été aussi laconique que claire : "NON !"

On mesure donc pleinement toute l'importance que notre maire accorde au débat démocratique et aux moyens accordés à son expression publique.

jeudi 23 avril 2009

Intervention sur la tarification du périscolaire à Yutz

Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ! Aussi à la lecture de cette délibération, nous nous sommes dit, plutôt  que de critiquer une nouvelle fois la  politique antisociale que vous menez, nous préférerions vous expliquer comment, si nous étions en responsabilité, nous gèrerions ce dossier et les principes qui guideraient notre gestion municipale :

  Tout d’abord, nous appliquerions un principe d’égalité : De la maternelle à la fin du primaire, nous proposerions la généralisation des services périscolaires sur toutes des écoles de la ville et ce, dès le premier enfant inscrit. On ne peut pas, en effet, comme certains, se désoler et regretter en « commission  éducation », du manque d’attractivité de certaines écoles (comme par exemple l’école Fritsch) et déplorer le trop plein d’autres(Prévert notamment), si parallèlement on ne met pas en place les services qui facilitent la vie de tous les élèves et de leurs parents. Cette généralisation permettrait non seulement de mieux gérer la carte scolaire et la répartition des élèves sur la ville mais aussi de favoriser une plus grande mixité dans les écoles. Il est clair que vous considérez ces services comme facultatifs. Nous  les considérons  comme  intrinsèquement liés à un service public d’éducation digne de ce nom. Vous les subissez comme une charge financière, nous les considérons comme une des  priorités de la politique municipale que nous mènerions.  

Ensuite,  nous appliquerions un principe de  solidarité : Voilà un mot important dont il me semble nécessaire de vous préciser sa définition : une démarche humaniste de personnes qui choisissent ou ressentent une obligation morale d'assister d’autres personnes. Ainsi, nous mettrions en place des tarifs socialement équitables, c’est à dire qui prennent en compte non seulement le revenu des familles mais aussi le nombre d’enfants d’une même famille qui s’y inscrivent. En agissant ainsi, nous serions d‘ailleurs en totale conformité avec les  recommandations du Ministère de l’Education Nationale (je vous renvoie ici  au site du ministère qui précise en matière de restauration scolaire dans le premier degré que «la participation financière des familles est fixée par la commune sur la base du quotient familial » novembre 2008). L’application du quotient familial est d‘ailleurs pratiquée par presque toutes les municipalités mosellanes de taille comparable ( cf. le tableau que nous avons élaboré ). Or, en mettant en place des tarifs uniques (ceux que vous nous proposez sont parmi les plus élevés des tarifs pratiqués) et en renvoyant les personnes en difficultés vers les services sociaux, vous pratiquez la charité municipale, pratique qui  consiste à offrir de l'argent, un service, etc… à une personne dans le besoin. Ce mode d’intervention sociale est non seulement dépassé mais très certainement inefficace : combien sont celles et ceux qui, par amour propre, par fierté, refusent d’aller exposer leurs difficultés  à des étrangers ?

Ainsi, la mise en place de cette nouvelle logique financière et sociale conjuguée à d’autres arbitrages budgétaires nous permettraient non seulement de financer ces services périscolaires de façon plus efficaces en augmentant la part d’autofinancement mais d’être aussi et surtout véritablement utile à nos concitoyens. Par ailleurs, financer une compagnie locale de bus, financer la confection de repas par une société locale voire les réaliser en régie directe, employer des animateurs sous statut public plutôt que des contrats précaires, cela participe également à l’activité économique et au financement d’emplois durables, non délocalisables et utiles. Voilà quelle serait notre gestion municipale !

En clair, nous préférons investir dans le bien-être et l’avenir de nos enfants que dans l’éphémère du fleurissement urbain.