Articles de 8 février

lundi 8 février 2010

Aéroparc : le fossé se creuse entre majorité et opposition (R.L. 05/02/2010)

Le jeu démocratique implique nécessairement des échanges de point de vue, parfois musclés, entre élus de la majorité et de l’opposition. Mercredi soir, à la salle Petit-Prince, le public du premier conseil municipal de l’année 2010 a assisté à une partie de «jeu démocratique» dans les règles de l’art.

Alors que les points à l’ordre du jour s’enchaînaient à un rythme soutenu, ne provoquant ni débat, ni polémique, la machine s’est enrayée et a butté sur le point n° 8 portant sur la désignation d’un maître d’ouvrage délégué pour la réalisation de l’Aéroparc. Dans ce que Patrick Weiten a qualifié de «tour de piste électoral » (Yannick Williot est candidat aux élections régionales, ndlr), le porte parole de l’opposition, Yannick Williot, a déclaré : «Puisque nous en arrivons au véritable lancement opérationnel, nous voudrions relever nos points d’accord et de désaccord ». Et de décliner le projet urbain selon quatre «défis», selon lui pas entièrement relevés et qui «transforment petit à petit Yutz en un "Neuilly de Lorraine Nord" ».
Le défi démocratique tout d’abord. Le socialiste regrette qu’une seule présentation publique ait eu lieu en juin 2009. «La population aurait du être davantage associée, vous auriez pu mettre en place une commission citoyenne, lancer des appels à projets transfrontaliers concernant les équipements culturels. Une mairie, ce n’est pas que diriger, c’est aussi associer.» Ce a quoi le maire a répondu en rappelant que les concertations sur le devenir de l’aérodrome avaient été lancées dès 2007 suivies d’un débat public en 2008.

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jeudi 4 février 2010

L'aéroparc (CM du 3/02/10)

Délibération visant à la désignation du maître d'ouvrage délégué pour la réalisation de « l'aéroparc »

Puisque nous en arrivons désormais au véritablement lancement opérationnel de l’aéroparc et que dans cette délibération se trouve résumés les objectifs du projet, permettez-nous de jouer pleinement notre rôle de minorité et de saisir l’occasion pour résumer nos accords mais aussi nos désaccords sur les différentes opérations dont nous connaissons désormais un peu mieux les tenants et les aboutissants.

L’espace libéré par la fermeture de l’aérodrome était l’occasion de relever 4 grands défis :

Tout d’abord un défi démocratique. En effet à Yutz-Utile, nous n’oublions pas qu’il y a eu 44 % d’abstentions lors des dernières municipales ! Ce désintérêt civique doit être pris en compte dans la manière de d’élaborer les projets municipaux. Pour « l’Aéroparc » il ne s’agissait pas uniquement d’associer les riverains au remplissage d’un espace vierge mais véritablement d’associer l’ensemble de la population à la réflexion et à la création d’un nouveau quartier de la ville ? Force est de constater que ce pari démocratique est loin d’avoir été réussi : vous le dîtes vous–même dans la délibération : 1 seule réunion publique de présentation ! Pour un projet de cette importance c’est un peu court. Malheureusement je crois qu’en la matière, on ne vous changera pas ! Je ne sais pas si c’est une question de génération ! Je pense que cela tient plutôt d’une question de principes et surtout de pratique. Un exemple parmi d’autres de cette lacune démocratique. S’agissant de l’aspect culturel, vous nous proposez un parc sonore, très bien ! Cela sera certainement très étonnant ! Mais pourquoi n’a-t-on pas pris le temps le lancer un appel à projet par exemple à dimension régionale (n’est-ce pas M. Slendzack !), voire un appel à projet culturel transfrontalier, puisque comme vous le dîtes si bien « Toutes nos politiques doivent être transfrontalières. Maintenant, il faut arrêter d’en parler… mais le faire ». Puis, ensuite constituer un jury citoyen communal charger de donner son avis. Diriger une mairie ce n’est pas M. Le Maire simplement bâtir, c’est également associer ! Et là-dessus vous avez un véritable problème ! Pour paraphraser M. CAYZELLE, Président du CES, lors de ses vœux (que certains ici connaissent mieux que moi mais qu’ils devraient certainement mieux écouter), les communes « qui sauront associer démocratie représentative et véritable démocratie participative seront sans nul doute celles qui sauront le mieux aborder les défis du futur ». Nous ne pouvons que souscrire à cette analyse.

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