La révolte silencieuse
Par admin admin, jeudi 25 mars 2010 à 10:12 :: General :: #161 :: rss
Avant de commenter le résultat de l’élection régionale, le premier constat que nous souhaitons faire porte sur ce fait politique majeur : l’abstention. Abstention qui a sévi avec force tant au niveau national, régional, départemental que local.
Au niveau municipal, après presque 65 % au premier tour, ce sont près de 60% de yussois qui n’ont pas participé au second tour de l’élection régionale.
La Région c’est pourtant :
- près d’1 milliard d’euros de budget,
- des compétences dans les transports : sujet ô combien important dans notre secteur
- la collectivité responsable des lycées, de l’apprentissage et de la formation professionnelle et donc de l’avenir de notre jeunesse et du dynamisme économique.
Bref la Région est une collectivité qui pèse dans la vie quotidienne des citoyens. De plus, au premier tour, il y avait 3 yussois présents sur 3 différentes listes soumises aux suffrages des électeurs.(PS-PC , Europe Ecologie et UMP).
Bref, il y avait là de quoi intéresser et mobiliser nos concitoyens. Pourtant, cruel constat : 60 % des électeurs yussois ne s’y sont pas intéressés ! Il y a là un message que les élus locaux doivent interpréter à sa juste mesure : il s’agit d’une véritable révolte ! Silencieuse certes mais une révolte !
S’il l’on ajoute à cela, 15 % d’électeurs (700 personnes) qui choisissent à l’issue du second tour de voter pour un parti connu pour ces excès, ses raccourcis et sa démagogie, alors oui il est grand temps de prendre en compte cette colère sourde qui gronde au sein de peuple français.
Pour résoudre les problèmes, nombreux, que rencontrent quotidiennement nos concitoyens (chômage, précarité, pauvreté, sentiment d’insécurité et d’abandon, discriminations, mal logement et insalubrité) il n’y a pas une solution miracle mais bel et bien des choix à faire.
Toutes les idées sont respectables cependant tous les choix ne sont pas bons pour relever les défis qui s’offrent à nous. Il est illusoire de croire et de faire croire que nous arriverons à remédier à la désespérance sociale qui s’installe, avec cette crise qui dure, dans une espèce de grand élan collectif, rassemblant tous les hommes de bonne volonté à droite et à gauche !
Non, il faut faire des choix et arbitrer entre des forces contraires qui s’exercent au sein de notre société. Ces choix, il faut les faire dans la transparence de l’engagement collectif mais aussi partisan. Ceux qui prétendent le contraire racontent des balivernes et trompent les électeurs. Voter à droite et voter à gauche, ce n’est pas, ça ne peut pas et ça ne pourra jamais être la même chose.
Dans le cadre de la mondialisation des échanges qui bouleverse notre organisation économique et sociale, il est absurde de croire qu’une gestion purement locale, faussement neutre et sans lien avec des grands mouvements nationaux et européens peut prétendre améliorer la vie des gens. Les problèmes d’emploi par exemple, ne dépendent pas seulement de choix locaux (organisation de la formation, organisation territoriale des infrastructures, politique fiscale, sociale, etc…) mais aussi de rapports de forces nationaux voire internationaux : il faut donc bien relier le local et le global. C’est tout le sens de notre engagement au sein du Parti Socialiste : agir local mais penser global.
Nos concitoyens sont dans l’attente de réponses concrètes et immédiates à leurs soucis quotidiens. Et la seule indication qui nous reste, à nous les élus, c’est de regarder les choix qu’ont fait en votant ceux qui croient encore à l’utilité des politiques.
Ainsi concernant les suffrages exprimés, à Yutz, comme ailleurs en France, ces choix sont clairs : la population aspire à une société plus solidaire, plus égalitaire, plus soucieuse de ceux qui souffrent, plus respectueuse de l’environnement. Une société moins fracturée et moins divisée : une France des régions ROUGE-ROSE-VERTE !
A plus de 51%, les yussois ont fait un choix identique. Ils ont décidé majoritairement de reconduire la majorité PS-PC-Ecologistes de Jean-Pierre Masseret. Nous tenons à remercier chaleureusement les yussoises et les yussois qui ont voté pour cette liste sur laquelle j’ai eu la chance de figurer même si au final le score atteint ne me permet pas d’être élu.. pour l’instant en tout cas. L’union était à ce prix et cela en valait la peine ! On ne fait pas de politique comme on fait un plan de carrière !
Pour le Maire et son premier adjoint qui ont personnellement et radicalement soutenu la liste sarkozyste, le désaveu est total et cinglant ! Puissent-ils prendre conscience que leurs choix partisan est majoritairement rejeté par les yussois. La société que nous propose Sarkozy, et qu’ils soutiennent en soutenant localement leurs parlementaires, nous n’en voulons plus !
A nous de convaincre, encore et encore, à Yutz comme ailleurs, que le changement est possible et qu’il se construit patiemment mais sûrement.
Bref, il y avait là de quoi intéresser et mobiliser nos concitoyens. Pourtant, cruel constat : 60 % des électeurs yussois ne s’y sont pas intéressés ! Il y a là un message que les élus locaux doivent interpréter à sa juste mesure : il s’agit d’une véritable révolte ! Silencieuse certes mais une révolte !
S’il l’on ajoute à cela, 15 % d’électeurs (700 personnes) qui choisissent à l’issue du second tour de voter pour un parti connu pour ces excès, ses raccourcis et sa démagogie, alors oui il est grand temps de prendre en compte cette colère sourde qui gronde au sein de peuple français.
Pour résoudre les problèmes, nombreux, que rencontrent quotidiennement nos concitoyens (chômage, précarité, pauvreté, sentiment d’insécurité et d’abandon, discriminations, mal logement et insalubrité) il n’y a pas une solution miracle mais bel et bien des choix à faire.
Toutes les idées sont respectables cependant tous les choix ne sont pas bons pour relever les défis qui s’offrent à nous. Il est illusoire de croire et de faire croire que nous arriverons à remédier à la désespérance sociale qui s’installe, avec cette crise qui dure, dans une espèce de grand élan collectif, rassemblant tous les hommes de bonne volonté à droite et à gauche !
Non, il faut faire des choix et arbitrer entre des forces contraires qui s’exercent au sein de notre société. Ces choix, il faut les faire dans la transparence de l’engagement collectif mais aussi partisan. Ceux qui prétendent le contraire racontent des balivernes et trompent les électeurs. Voter à droite et voter à gauche, ce n’est pas, ça ne peut pas et ça ne pourra jamais être la même chose.
Dans le cadre de la mondialisation des échanges qui bouleverse notre organisation économique et sociale, il est absurde de croire qu’une gestion purement locale, faussement neutre et sans lien avec des grands mouvements nationaux et européens peut prétendre améliorer la vie des gens. Les problèmes d’emploi par exemple, ne dépendent pas seulement de choix locaux (organisation de la formation, organisation territoriale des infrastructures, politique fiscale, sociale, etc…) mais aussi de rapports de forces nationaux voire internationaux : il faut donc bien relier le local et le global. C’est tout le sens de notre engagement au sein du Parti Socialiste : agir local mais penser global.
Nos concitoyens sont dans l’attente de réponses concrètes et immédiates à leurs soucis quotidiens. Et la seule indication qui nous reste, à nous les élus, c’est de regarder les choix qu’ont fait en votant ceux qui croient encore à l’utilité des politiques.
Ainsi concernant les suffrages exprimés, à Yutz, comme ailleurs en France, ces choix sont clairs : la population aspire à une société plus solidaire, plus égalitaire, plus soucieuse de ceux qui souffrent, plus respectueuse de l’environnement. Une société moins fracturée et moins divisée : une France des régions ROUGE-ROSE-VERTE !
A plus de 51%, les yussois ont fait un choix identique. Ils ont décidé majoritairement de reconduire la majorité PS-PC-Ecologistes de Jean-Pierre Masseret. Nous tenons à remercier chaleureusement les yussoises et les yussois qui ont voté pour cette liste sur laquelle j’ai eu la chance de figurer même si au final le score atteint ne me permet pas d’être élu.. pour l’instant en tout cas. L’union était à ce prix et cela en valait la peine ! On ne fait pas de politique comme on fait un plan de carrière !
Pour le Maire et son premier adjoint qui ont personnellement et radicalement soutenu la liste sarkozyste, le désaveu est total et cinglant ! Puissent-ils prendre conscience que leurs choix partisan est majoritairement rejeté par les yussois. La société que nous propose Sarkozy, et qu’ils soutiennent en soutenant localement leurs parlementaires, nous n’en voulons plus !
A nous de convaincre, encore et encore, à Yutz comme ailleurs, que le changement est possible et qu’il se construit patiemment mais sûrement.
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