Compte administratif 2009
Par admin admin, jeudi 1 avril 2010 à 12:24 :: Conseils municipaux :: #164 :: rss
Au-delà de la validation de la justesse des opérations comptables que représente un compte administratif et que nous ne contestons pas en soi (nous tenons d’ailleurs au contraire à saluer ici le travail et le professionnalisme des personnels communaux chargés de son exécution), vous comprendrez aisément, Monsieur le Maire, que n’ayant pas voté le budget 2009, nous nous abstiendrons sur son exécution.
Nous tenons toutefois à pointer quelques éléments de ce bilan qui nous interpellent :
Tout d’abord, s’agissant des recettes et plus spécialement de l’endettement, je note que celui-ci augmente. Lors du DOB, vous nous avez indiqué que le taux d’endettement de la commune s’élevait au 31 décembre 2009 à 16 694 923 € contre 14 627 178 € en 2008 soit 2 067 745 € de plus. Vous nous avez en outre indiqué que le ratio/ habitant était de 909 €/ habitant à Yutz contre 1072 € (chiffre 2007) au niveau national. Si ce dernier chiffre est tout à fait exact, il correspond au chiffre moyen national (c’est à dire l’ensemble des communes de France). Je pense qu’il aurait été plus sincère d’indiquer le chiffre correspondant aux villes de notre strate (villes entre 10 000 et 20 000 habitants) qui est de 915 €. Ce qui montre que notre endettement n’est pas spectaculairement moins important comme vous voulez le laisser croire. D’ailleurs, l’annuité de la dette progresse entre 2008 et 2009, de presque 100 000 € (97 985.55 € pour être précis) passant de 1 861 191.41 € à 1 959 174.96 €. D’ailleurs si on s’en tient au ratio indiqué dans le document fourni (ratio 5 p. 3) encours de la dette / population celui-ci est de 936.67 € (et celui de la moyenne nationale de 941 €) alors qu’il était de 842.04 € en 2007.
Alors, entendons-nous bien, l’endettement n’est pas en soi une tare. Il est un mode de financement normal d’une commune qui doit être à surveiller. Mais si j’insiste tant dessus, c’est que cette tendance à l’augmentation risque avec le temps, de s’aggraver.Pourquoi ?
Tout d’abord parce que nos taux d’imposition étant ce qu’ils sont sur la commune (c’est-à-dire les plus élevés des communes de plus de 10 000 habitants pour les propriétaires), on voit mal comment on pourrait pressurer plus encore nos concitoyens ! D’ailleurs on constate que même si on n’augmente pas les taux, avec l’augmentation des bases, vivre à Yutz coûte de plus en plus cher !
Et ensuite, parce que dans le même temps l’Etat lui se désengage. Il se désengage de deux manières. En déléguant des missions qu’il ne veut plus assumer sans donner les moyens aux communes de les assurer (les passeports biométriques en sont un bon exemple). Et surtout, en limitant, voire en baissant les dotations. Pour preuve, entre 2008 et 2009, les aides de l’Etat au travers des dotations et alors même que notre population augmente (+1.76 %), stagnent voire baissent !
Alors, je vous le dis je ne comprends pas que vous souteniez cette politique nationale qui est préjudiciable à notre territoire et aux yussois.
Ensuite, s’agissant des dépenses et si on compare avec l’exécution des années précédentes ; on constate que certaines dépenses augmentent plus rapidement que d’autres : Le compte « fêtes et cérémonies » (6232) : 836 804 .16 € en 2007, 862 050.96 € en 2009 soit un peu moins de 30 000 € d’augmentation. Dans le même temps, le budget du CCAS est passé de 423 000 € en 2007 à 425 000 € en 2009 . C’est à dire non seulement 2000 € d’augmentation mais surtout quasiment moitié moins d’argent consacré pour les personnes en difficulté que pour la convivialité ! Plus que regrettable, je pense qu’en période de crise, c’est une faute !
Alors je n’ai rien contre la convivialité, elle participe au vivre ensemble sur une commune (il m’arrive régulièrement d’y prendre part) mais je souhaiterais que l’on retrouve un peu le sens de la mesure et des priorités, surtout en période de crise. Mais au vu du budget 2010, je crains que cela soit un vœu pieu ! Mais nous y reviendrons.
Ensuite, s’agissant des dépenses de personnels, là aussi j’aimerais attirer votre attention. Nous constatons que les dépenses globales consacrées aux personnels ont augmenté de plus de 540 000 € entre 2007 et 2009 (545 553.26 € passant de 7 071 598.29€ en 2007 à 7 617 151 .55 €en 2009). Alors que dans le même temps le nombre d’effectifs recensés variait légèrement à la baisse pour les postes statutaires (246 en effectifs budgétaires en 2007, 211 en 2009 mais 191 postes réellement pourvus en 2007 contre 190 en 2009) tandis qu’il augmentait pour les contractuels (24 en 2009 contre 14 en 2007).
Au-delà de la question de l’emploi public, puisque je considère que les variations concernant les contractuels même si elles sont à surveiller sur le long terme, ne sont pas forcément significatives, nous constatons que nous dépensons de plus en plus pour un effectif quasiment stable, ce qui traduit en fait un vieillissement de nos personnels : les gens grimpent des échelons au fur à mesure de leurs carrières, ils gagnent plus et c’est tout à fait normal.
Ce chiffre pose en fait la question de notre politique de recrutement et de renouvellement des effectifs. En effet, alors que notre ville s’agrandit et progresse en population, que de nouvelles missions s’ajoutent chaque année, il faudra bien que la question de qui et comment on assure le service communal à la population soit traitée non pas simplement par le recours aux heures supplémentaires et le recours aux contractuels mais quelle politique de recrutement mettons-nous en place.
Enfin pour terminer par les questions financières qui touchent à la question environnementale, je parlerai des deux postes significatifs financièrement l’énergie et l’essence :
Tout d’abord, s’agissant des recettes et plus spécialement de l’endettement, je note que celui-ci augmente. Lors du DOB, vous nous avez indiqué que le taux d’endettement de la commune s’élevait au 31 décembre 2009 à 16 694 923 € contre 14 627 178 € en 2008 soit 2 067 745 € de plus. Vous nous avez en outre indiqué que le ratio/ habitant était de 909 €/ habitant à Yutz contre 1072 € (chiffre 2007) au niveau national. Si ce dernier chiffre est tout à fait exact, il correspond au chiffre moyen national (c’est à dire l’ensemble des communes de France). Je pense qu’il aurait été plus sincère d’indiquer le chiffre correspondant aux villes de notre strate (villes entre 10 000 et 20 000 habitants) qui est de 915 €. Ce qui montre que notre endettement n’est pas spectaculairement moins important comme vous voulez le laisser croire. D’ailleurs, l’annuité de la dette progresse entre 2008 et 2009, de presque 100 000 € (97 985.55 € pour être précis) passant de 1 861 191.41 € à 1 959 174.96 €. D’ailleurs si on s’en tient au ratio indiqué dans le document fourni (ratio 5 p. 3) encours de la dette / population celui-ci est de 936.67 € (et celui de la moyenne nationale de 941 €) alors qu’il était de 842.04 € en 2007.
Alors, entendons-nous bien, l’endettement n’est pas en soi une tare. Il est un mode de financement normal d’une commune qui doit être à surveiller. Mais si j’insiste tant dessus, c’est que cette tendance à l’augmentation risque avec le temps, de s’aggraver.Pourquoi ?
Tout d’abord parce que nos taux d’imposition étant ce qu’ils sont sur la commune (c’est-à-dire les plus élevés des communes de plus de 10 000 habitants pour les propriétaires), on voit mal comment on pourrait pressurer plus encore nos concitoyens ! D’ailleurs on constate que même si on n’augmente pas les taux, avec l’augmentation des bases, vivre à Yutz coûte de plus en plus cher !
Et ensuite, parce que dans le même temps l’Etat lui se désengage. Il se désengage de deux manières. En déléguant des missions qu’il ne veut plus assumer sans donner les moyens aux communes de les assurer (les passeports biométriques en sont un bon exemple). Et surtout, en limitant, voire en baissant les dotations. Pour preuve, entre 2008 et 2009, les aides de l’Etat au travers des dotations et alors même que notre population augmente (+1.76 %), stagnent voire baissent !
Alors, je vous le dis je ne comprends pas que vous souteniez cette politique nationale qui est préjudiciable à notre territoire et aux yussois.
Ensuite, s’agissant des dépenses et si on compare avec l’exécution des années précédentes ; on constate que certaines dépenses augmentent plus rapidement que d’autres : Le compte « fêtes et cérémonies » (6232) : 836 804 .16 € en 2007, 862 050.96 € en 2009 soit un peu moins de 30 000 € d’augmentation. Dans le même temps, le budget du CCAS est passé de 423 000 € en 2007 à 425 000 € en 2009 . C’est à dire non seulement 2000 € d’augmentation mais surtout quasiment moitié moins d’argent consacré pour les personnes en difficulté que pour la convivialité ! Plus que regrettable, je pense qu’en période de crise, c’est une faute !
Alors je n’ai rien contre la convivialité, elle participe au vivre ensemble sur une commune (il m’arrive régulièrement d’y prendre part) mais je souhaiterais que l’on retrouve un peu le sens de la mesure et des priorités, surtout en période de crise. Mais au vu du budget 2010, je crains que cela soit un vœu pieu ! Mais nous y reviendrons.
Ensuite, s’agissant des dépenses de personnels, là aussi j’aimerais attirer votre attention. Nous constatons que les dépenses globales consacrées aux personnels ont augmenté de plus de 540 000 € entre 2007 et 2009 (545 553.26 € passant de 7 071 598.29€ en 2007 à 7 617 151 .55 €en 2009). Alors que dans le même temps le nombre d’effectifs recensés variait légèrement à la baisse pour les postes statutaires (246 en effectifs budgétaires en 2007, 211 en 2009 mais 191 postes réellement pourvus en 2007 contre 190 en 2009) tandis qu’il augmentait pour les contractuels (24 en 2009 contre 14 en 2007).
Au-delà de la question de l’emploi public, puisque je considère que les variations concernant les contractuels même si elles sont à surveiller sur le long terme, ne sont pas forcément significatives, nous constatons que nous dépensons de plus en plus pour un effectif quasiment stable, ce qui traduit en fait un vieillissement de nos personnels : les gens grimpent des échelons au fur à mesure de leurs carrières, ils gagnent plus et c’est tout à fait normal.
Ce chiffre pose en fait la question de notre politique de recrutement et de renouvellement des effectifs. En effet, alors que notre ville s’agrandit et progresse en population, que de nouvelles missions s’ajoutent chaque année, il faudra bien que la question de qui et comment on assure le service communal à la population soit traitée non pas simplement par le recours aux heures supplémentaires et le recours aux contractuels mais quelle politique de recrutement mettons-nous en place.
Enfin pour terminer par les questions financières qui touchent à la question environnementale, je parlerai des deux postes significatifs financièrement l’énergie et l’essence :
- Les sommes consacrées aux dépenses énergétiques ont augmenté entre 2007 et 2009 de 130 000€ (passant de 515 296.32 en 2007 à 645 015.22 € en 2009). Cela doit nous pousser à engager rapidement des diagnostics énergétiques de nos infrastructures et par exemple mettre en place un agenda 21 communal pour rationaliser et globaliser ces questions environnementales.
- Enfin pour ne pas terminer sur une note positive (puisque paraît-il nous serions trop négatifs) et vous montrer que nous savons reconnaître les efforts là ou il y en a , nous notons que le sommes consacrées à l’achat de carburants ont sensiblement baissé entre 2008 et 2009. Ce qui dans une période d’augmentation de l’essence est dû soit à une baisse de la consommation soit à une meilleure négociation du prix soit aux deux. Ce dans tous les cas, n’est pas négatif, pour l’environnement, nos finances ou les deux !
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