Les autres délibérations concernaient, entre autres, le lancement des travaux de requalification de la rue de Macquenom, «  Un dossier important puisqu’il préfigure la réhabilitation d’un quartier complet », selon les termes de Patrick Weiten. L’aménagement de la chaussée et des trottoirs, les travaux de réfection des réseaux d’assainissement et d’adduction d’eau potable et la mise en souterrain ou dissimulation des réseaux secs sont estimés à 350 000€.

Côté Aéroparc, c’est la fin des exploitations agricoles. En prévision des aménagements du futur parc urbain, les baux ruraux de Jean-François Thill et Jean-Marc Grosse ont été dénoncé moyennant des indemnités d’éviction de près de 22 000€.

L’écologie et le social en question

Transition toute trouvée pour parler écologie et développement durable. Si Yannick Williot a salué le projet de diagnostic énergétique des bâtiments de la Ville, le leader de Yutz-utile a en revanche soulevé la question de la location de voitures électriques au moment de relancer les marchés de location longue durée de véhicules. «  Les collectivités doivent êtres des exemples en matière d’aide au développement des innovations », a déclaré le porte-parole de l’opposition. «  Nous étions précurseurs dans ce domaine, a répondu le maire. En 97-98, nous avions loué plusieurs voitures électriques et nous avions eu beaucoup de problèmes. Nous n’abandonnons pas cette idée mais pour le moment le rapport qualité prix n’est pas encore au rendez-vous. »

Enfin, la question de la modification des tarifs des transports scolaires, de la restauration et de l’accueil périscolaire a soulevé le débat. A l’augmentation générale de 2 %, l’opposition aurait préféré une application du quotient familial : «  La commune doit être garante de la justice sociale. depuis le début de ce mandat nous demandons à ce que les tarifs soient indexés sur le quotient familial. ce n’est pas révolutionnaire, presque toutes les villes de notre taille le font et cela pourrait nous permettre de recevoir des aides de la CAF. Vous vous figez dans cet immobilisme social en maintenant ce tarif unique et inique. » Rappelant que Yutz pratiquait des prix dans la fourchette basse des communes avoisinantes, Patrick Weiten a souligné que la commune, par le biais des contribuables, prenait à sa charge 84 % du coût des transports, 50 % du coût de la restauration et 66 % du coût de l’accueil périscolaire. «  Moi, j’appelle cela de la solidarité », a-t-il conclu.

S.Pi.